La suppression d'un passage à niveau

Le ministère chargé des transports a défini un programme de sécurisation national, qui permet d’identifier les passages à niveau dont la suppression ou l’équipement est prioritaire.
Il s’agit de points de croisement ayant connu plusieurs incidents par an ou ayant des trafics routiers et ferroviaires élevés (15% des accidents graves sont concentrés sur 1% des passages à niveau). 
 
En 2015, on compte 152 passages à niveau inscrits au programme de sécurisation national (contre 437 en 1997), dont la quasi-totalité est équipée de feux à diode permettant une meilleure visibilité.
 
La suppression d'un passage à niveau peut prendre plusieurs années. Elle implique l’engagement des collectivités territoriales concernées, de l'Etat et de SNCF Réseau qui cofinancent les travaux (investissement de près de 42 millions d’euros en 2015). Une suppression aboutit grâce à une concertation locale, avec le gestionnaire routier, les collectivités, les usagers et les riverains.
 
Il existe trois façons de supprimer un passage à niveau :
  • en mettant la route en impasse ;
  • en déviant la route vers un ouvrage de franchissement déjà existant ;
  • en créant un franchissement dénivelé sous ou par-dessus les voies.
 

La mise en impasse

Cette solution est uniquement envisageable pour les passages à niveau piétons ou routiers très faiblement empruntés.
 

La déviation vers un ouvrage existant

De nombreux ouvrages franchissent les voies du réseau ferré national. Une solution simple peut consister à dévier la route du passage à niveau vers un de ces ouvrages. Très souvent, on construit alors une route qui longe de part et d'autre la voie de chemin de fer pour rejoindre l'ouvrage à quelques centaines de mètres.
 

La création d'un ouvrage dénivelé

Il existe deux moyens de franchir en dénivelé les voies ferrées : soit par un ouvrage supérieur (pont-route), soit par un ouvrage inférieur (pont-rail).
 
La solution du pont-route présente quelques contraintes importantes qui sont liées à la hauteur à laquelle doit s’élever l’ouvrage, à savoir au-delà de 6 mètres, par-dessus la caténaire (conducteur qui alimente en électricité les engins ferroviaires).
 
La solution du pont-rail souvent retenue en site urbain peut se décliner sous différents gabarits routiers selon qu’il soit nécessaire de rétablir tout ou partie des circulations (destiné uniquement aux automobiles ou tous véhicules).
 
En 2015, 11 passages à niveau ont été supprimés par ouvrage d’art.