Tout savoir sur le passage à niveau
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Pour 29 973 kilomètres de lignes ferroviaires, RFF dénombre 18 364 passages à niveau en France, dont près de 15 000 publics sont en activité. Ils sont traversés chaque jour par 16 millions de véhicules et sont fermés près de 450 000 fois par jour pour le passage de trains.
un carrefour pas comme les autres
Parmi les passages à niveau publics pour voiture, 10 880 sont équipés de feux et de barrières automatiques et 3 654 sans barrière.
Or un passage à niveau n’est pas un carrefour comme les autres :
• un train roule vite : jusqu’à 160 km/h, même en ville ;
• il est très lourd : 1 500 tonnes, voire plus ;
• il n’a pas le temps de s’arrêter même si le conducteur voit un obstacle : à 90 km/h, un train met 800 mètres pour s’arrêter, quand une voiture met 70 mètres.
Une collision entre un train et une voiture est mortelle pour l’automobiliste pratiquement une fois sur deux. En comparaison, 5 % des accidents de la route sont mortels.
• En termes de répartition territoriale, moins de 1 % des passages à niveau sont situés sur des routes nationales, 30 % sont sur des routes départementales et 70 % des passages à niveau se situent sur des voies communales ;
• En moyenne, une centaine de passages à niveau est supprimée chaque année à travers la création d’un ouvrage, d’une route de déviation vers un pont ou un souterrain déjà existant, fermeture de la ligne ou de la route. En 2010, près de 100 passages à niveau ont été supprimés ;
• En moyenne, une centaine de passages à niveau voit sa signalisation améliorée chaque année (installation de feux à diodes, de feux sur potence, d’îlots séparateurs de sens, de mesures pour réduire la vitesse d’approche, etc.). 150 ont été améliorés en 2010.
Les passages à niveau dits « prioritaires » :
En 2005, 364 passages à niveau avaient été jugés prioritaires (importante circulation journalière de trains et de véhicules au passage à niveau). Il en reste 210 en 2011.
La suppression s’effectue soit par construction d’un pont ou d’un souterrain, soit par l’aménagement et le détour de la circulation routière. Une suppression aboutit grâce à une concertation locale, avec le gestionnaire routier, les collectivités et les usagers et riverains.









