Quelques chiffres clés
• 18 364 passages à niveau en France dont un peu moins de 15 000 passages à niveau publics ouverts à la circulation des trains, des véhicules, des piétons et des cyclos ;
• Chaque jour, les passages à niveau en France sont traversés en moyenne par 16 millions de véhicules et près de 450 000 fermetures ont lieu pour le passage de trains ;
• Entre 2009 et 2010, 105 millions d’euros ont été engagés par l’État, RFF et les collectivités territoriales pour supprimer ou améliorer les passages à niveau ;
• En 2010 : 100 passages à niveau ont été supprimés et 150 ont vu leur équipement aménagé
La tendance des collisions aux passages à niveau est à la baisse depuis dix ans, passant de 238 à 110 collisions en 2010.
En 2010, le nombre de tués est le nombre le plus bas jamais atteint, et conforte une tendance générale en baisse avec 25 tués en 2010 contre 36 en 2009, et 55 il y a dix ans.
Quelles sont les principales causes d’accidents ?
Dans plus de 98 % des cas, l’accident est dû au non-respect du code de la route avec notamment :
• Une vitesse d’approche élevée des véhicules, qui n’ont pas le temps de s’arrêter et percutent le train qui passe ;
• Passages en chicane entre les barrières fermées (voitures, piétons ou cyclistes) ;
• STOP grillé (passage à niveau à croix de St André) ;
30 % à 50 % des fermetures de passages à niveau voient un usager de la route passer en infraction.
Pour 29 973 kilomètres de lignes ferroviaires, RFF dénombre 18 364 passages à niveau en France, dont près de 15 000 publics sont en activité. Ils sont traversés chaque jour par 16 millions de véhicules et sont fermés près de 450 000 fois par jour pour le passage de trains.
Parmi les passages à niveau publics pour voiture, 10 880 sont équipés de feux et de barrières automatiques et 3 654 sans barrière.
Or un passage à niveau n’est pas un carrefour comme les autres :
• un train roule vite : jusqu’à 160 km/h, même en ville ;
• il est très lourd : 1 500 tonnes, voire plus ;
• il n’a pas le temps de s’arrêter même si le conducteur voit un obstacle : à 90 km/h, un train met 800 mètres pour s’arrêter, quand une voiture met 70 mètres.
Une collision entre un train et une voiture est mortelle pour l’automobiliste pratiquement une fois sur deux. En comparaison, 5 % des accidents de la route sont mortels.
• En termes de répartition territoriale, moins de 1 % des passages à niveau sont situés sur des routes nationales, 30 % sont sur des routes départementales et 70 % des passages à niveau se situent sur des voies communales ;
• En moyenne, une centaine de passages à niveau est supprimée chaque année à travers la création d’un ouvrage, d’une route de déviation vers un pont ou un souterrain déjà existant, fermeture de la ligne ou de la route. En 2010, près de 100 passages à niveau ont été supprimés ;
• En moyenne, une centaine de passages à niveau voit sa signalisation améliorée chaque année (installation de feux à diodes, de feux sur potence, d’îlots séparateurs de sens, de mesures pour réduire la vitesse d’approche, etc.). 150 ont été améliorés en 2010.
Les passages à niveau dits « prioritaires » :
En 2005, 364 passages à niveau avaient été jugés prioritaires (importante circulation journalière de trains et de véhicules au passage à niveau). Il en reste 210 en 2011.
La suppression s’effectue soit par construction d’un pont ou d’un souterrain, soit par l’aménagement et le détour de la circulation routière. Une suppression aboutit grâce à une concertation locale, avec le gestionnaire routier, les collectivités et les usagers et riverains.









